# 1ère édition du RDV des entreprises solidaires

Le 5 Janvier | 14h à Audencia Nantes

Le RDV des entreprises solidaires, c’est l’événement annuel conçu par Managers & Territoires. Un événement autour des sujets d’engagement sociétal, de mécénat et de RSE qui se veut caritatif mais pas que ! Cet évènement se déroulant sur une après-midi et une soirée propose à ses participants non seulement de soutenir des associations d’intérêt général mais également de se réunir autour de conférences et de sessions d’ateliers. Rêver une société de l’entraide, décrypter les enjeux de l’engagement sociétal, faire ses premiers pas auprès d’associations et incarner l’engagement seront les quatre thématiques de cet évènement ! 

Parmi les intervenants de cette édition 2023 seront accueillis Benoît Hamon, délégué général de l’association SINGA, Xavier Ronot, président de GERME, Coralie Gaudoux, co-fondatrice de MAKE SENSE, et beaucoup d’autres… Une partie des  dons collectés lors de cet événement seront reversés aux associations soutenues par l’événement : SINGA, La Brocante verte, AL’MA, SOLAAL et Article 1

En résumé, c’est l’occasion de venir, seul ou en équipe contribuer à faire bouger l’engagement sociétal des entreprises autour d’un évènement contributif, festif et inspirant !

L’évènement est co-organisé par Managers & Territoires, Audencia, APEC et GERME.

Pour plus d’informations et/ou pour s’inscrire, le site web de l’évènement est disponible ici : www.rdv-entreprises-solidaires.org

Témoignage Soraya Rahal

10/11/2022– Soraya Rahal, directrice de l’association IMEIF (Institut Méditerranéen d’Étude, d’Ingénierie et de Formation). IMEIF est une structure associative qui accompagne les femmes vers la qualification professionnelle et l’emploi depuis 2010. L’association prépare un fort déploiement de ses activités avec la création d’une coopérative d’activité et d’emploi « Shake mama » qui comprendra notamment un restaurant.

Qui es-tu ? 

Je suis Soraya Rahal, directrice d’IMEIF. J’ai participé à la création de l’association. Ça fait 25 ans que je travaille dans le milieu associatif et je suis passionnée par les questions d’émancipation des femmes, d’égalité femmes/hommes et beaucoup aussi par l’économie sociale et solidaire et le développement local. J’aime beaucoup développer des projets, travailler sur l’innovation et notamment pour les personnes qui sont dans des situations plus fragiles, en l’occurrence les femmes des quartiers prioritaires.

Je me suis dévouée corps et âme à l’association ! *rires* J’ai également un Master II en Management et développement urbain et j’ai passé un autre équivalent de master de dirigeant sur l’économie sociale et solidaire, l’année dernière.

IMEIF, c’est quoi ?

IMEIF, c’est un peu le projet d’une vie. J’ai souhaité créer cette association il y a 8 ans parce que j’avais un “projet politique” : j’avais envie de mettre en place des actions que je ne pouvais pas mettre en place dans mon ancienne structure. 

J’ai donc créé cette structure avec un conseil d’administration que j’ai embarqué dans l’aventure avec l’idée de favoriser l’inclusion des femmes les plus en difficulté mais d’une certaine manière, avec une certaine philosophie : c’est à dire en étant dans une démarche de valorisation des personnes et d’ouverture des possibles, de sortir un peu des stéréotypes et du manque de visibilité dans lesquels sont plongées ces femmes au sein de la sphère économique et publique. Et surtout de pouvoir travailler dans le “vivre ensemble”.

J’ai une maman qui est française et un papa marocain donc j’ai toujours baigné dans cette double culture, je connais très bien les problématiques des femmes des quartiers. Voilà ce qui m’a donné envie de faire des ponts entre les personnes et d’amener quelque chose de différent de ce qu’on peut avoir en général. Je pense que rien n’est figé, rien n’est désespéré et qu’il y a toujours plein de choses à faire.

Certes, ce n’est pas évident, on n’est pas dans une zone de confort mais selon moi, les évolutions sont possibles. Beaucoup de femmes ont beaucoup de savoir-faire et de compétences et ont seulement besoin d’avoir un marche pieds, un tremplin pour pouvoir s’épanouir dans leur vie, s’insérer dans le milieu professionnel et à qui on peut proposer d’autres choses que ce qu’on peut proposer aujourd’hui. J’essaie donc de travailler sur de l’insertion qui soit qualitative et pérenne et de fabriquer des passerelles avec des réseaux ou avec d’autres professionnels/secteurs auxquels aujourd’hui elles n’ont pas accès. Je m’appuie aussi sur l’évolution de la société, par rapport à la démarche de transition écologique, de développement durable.

Depuis la découverte inspirante en avril 2022, comment le soutien s’est-il déclenché ?

Il y a eu un investissement sur la base du volontariat, ce que je trouve fondamental quand il s’agit de l’engagement des personnes et il y a eu une adhésion immédiate des managers du réseau Germe et un travail de soutien qui est important. J’ai moi-même été assez surprise de leur investissement et de toute cette intelligence collective qui s’est mise en place que j’ai trouvé énorme. Même si on se développe bien, on est tout de même une petite structure et on manque de compétences. Et même si j’ai un conseil d’administration qui me soutient, j’ai tout le temps la tête dans le guidon et c’est parfois très difficile. Les managers m’ont apporté beaucoup. Un comité de pilotage s’est mis en place, ils ont essayé de voir quels étaient mes besoins et ça s’est fait naturellement. Aujourd’hui, 4 adhérents de Germe m’accompagnent de manière intensive et sur des besoins très précis. 

« Aujourd’hui, 4 adhérents de Germe m’accompagnent de manière intensive et sur des besoins très précis.« 

Quelles actions concrètes ont été menées ? avec quels résultats ?

Nathalie Jean et Nicolas Martin qui sont des pointures en logistique et gestion de projet m’aident beaucoup car je suis en train de mettre en place une couveuse d’activités qui est un projet extrêmement complexe. Ils m’aident donc sur la gestion de projet et on se voit de manière régulière avec des outils qu’ils m’ont donné pour structurer ce projet. Ils apportent aussi un regard extérieur qui est intéressant. Céline Mazel de RH Partners m’aide énormément sur le recrutement car j’ai eu des difficultés là-dessus, notamment avec le projet Shake Mama. Et enfin, il y a Cédric qui m’aide sur la structuration RH. Mais il s’est rendu compte que j’avais une problématique sur la gestion du temps. C’est vrai que j’ai énormément de choses, j’ai un peu la tête sous l’eau. Donc là il est en train de me faire une formation sur la gestion du temps. On se voit régulièrement pour voir aussi comment je peux mieux structurer l’équipe et me dégager un peu de temps. 

« On se voit régulièrement pour avoir aussi comment je peux mieux structurer l’équipe et me dégager un peu de temps.« 

En quoi le soutien de Managers & Territoires avec des acteurs Germe est-il singulier ?

IMEIF est beaucoup financé par des collectivités locales, l’Etat et par certaines fondations. Et c’est vrai que l’aide des fondations, le mécénat “privé” est particulièrement important aujourd’hui car malgré le financement des collectivités, on reste dans des périodes de restrictions budgétaires. La particularité de Managers & Territoires c’est qu’il y a un double appui : d’abord financier qui est important mais aussi un appui de mécénat de compétences qui est très intéressant. Peu de mécènes fonctionnent comme ça. Dans le cadre de M&T il y a vraiment de supers compétences, très pointues sur les parties managériales, sur la gestion de projet, les ressources humaines, le marketing, etc. La méthode adoptée est pertinente parce qu’il y a le réseau GERME avec des managers qui se réunissent de manière régulière, et le projet a été bien amené auprès de ce réseau pour mobiliser les volontaires. 

Si tu devais définir ce que ça t’apporte, en quelques mots…

Précieux : c’est un soutien qui est devenu indispensable. C’est aussi des rencontres humaines, j’ai rencontré de très belles personnes. Au-delà de l’aspect professionnel, c’est la relation humaine qui est très chouette. 

« Précieux : c’est un soutien qui est devenu indispensable. C’est aussi des rencontres humaines, j’ai rencontré de très belles personnes. »

C’est un gros soutien moral. Parfois j’avoue que je me demande dans quelle galère je me suis embarquée *rires* et ça représente un soutien moral et technique. Je me sens moins seule sur le bâteau et c’est très réconfortant d’avoir plusieurs têtes qui réfléchissent avec moi, dans une autre dynamique que le travail mené avec mon équipe et avec une autre approche que celle de mon conseil d’administration, que je réunis moins souvent. Donc je trouve ça vraiment super intéressant, ça m’apporte énormément personnellement et pour l’association.

Qu’est ce que tu dirais à une asso qui cherche du soutien ?

Je leur dirais de foncer, de se positionner parce que Managers & Territoires c’est super complet comme soutien. Il y a le côté financier mais il y a aussi vraiment le côté expertise de managers et de tout le réseau. D’autres managers vont aussi participer plus ponctuellement sur la partie logistique/investissement/matériel. Dans quelques semaines on va avoir de nouveaux besoins et je sais qui je vais pouvoir solliciter. 

« Il y a le côté financier mais il y a aussi vraiment le côté expertise de managers et de tout le réseau.« 

Ce qui est intéressant avec du recul, c’est qu’au départ, je ne savais pas trop quel type de soutien demander et il y a eu une vraie méthode fournie par Managers & Territoires, et un appui, un accompagnement notamment par Caroline (animatrice d’un groupe GERME à Montpellier) pour définir très précisément les besoins et que les managers puissent s’investir en fonction de leurs compétences. Donc l’accompagnement est super bien ciblé. C’est une très belle expérience qui m’a vraiment apporté beaucoup de choses. 

Comment imagines-tu la suite de ce soutien avec Managers & Territoires ?

J’espère rester en relation avec les managers investis et puis on verra les collaborations qu’on peut mettre en place par la suite. On a créé du lien et une manière de travailler ensemble. C’est arrivé au bon moment pour moi, j’avais vraiment besoin de ce soutien là. 

Je souhaite découvrir le témoignage de Nicolas Martin 😉

Témoignage Nicolas Martin

26/10/2022 – Nicolas Martin, manager membre d’un groupe GERME soutient, depuis juin 2022 l’association IMEIF (Institut Méditerranéen d’Étude, d’Ingénierie et de Formation). IMEIF est une structure associative qui accompagne les femmes vers la qualification professionnelle et l’emploi depuis 2010. L’association prépare un fort déploiement de ses activités avec la création d’une coopérative d’activité et d’emploi « Shake mama » qui comprendra notamment un restaurant.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Nicolas Martin. J’ai la direction des projets d’un site de prestation de services logistiques, ici à Saint Martin de Crau, je vis dans le Gard.

Et j’ai été adhérent GERME pendant 3 ou 4 ans dans le groupe d’Avignon. 

Comment as-tu embarqué dans l’aventure ?

D’abord par la soirée “découverte inspirante” que j’ai beaucoup apprécié. Que ce soit par la méthodologie ou à travers les deux associations présentées. Celle de Soraya (directrice de IMEIF) ou celle de l’Oasis Citadine. C’était très intéressant de découvrir cet univers associatif que je ne connaissais pas beaucoup.

Comment le soutien s’est-il déclenché auprès de l’association IMEIF ?

Après m’être rendu à l’inter-groupes GERME de Montpellier et que Soraya ait présenté son projet : un appel à volontariat a été déclenché sur différents domaines et on a essayé de découper les besoins de Soraya en fonction du temps et des compétences. Et finalement, moi je l’aide en exerçant mon métier donc je me suis facilement porté volontaire. On a ensuite créé le comité de pilotage (NdlR : avec d’autres membres de GERME) donc on voit Soraya environ une fois par mois. 

Qu’est ce que cette aventure t’apporte ?

De l’oxygène. Un sentiment d’utilité. Et de la fierté. Parce que ce sont aussi des personnes qui portent des projets avec des valeurs. Et entre construire un entrepôt logistique, donc 4 murs et 1 toit, et permettre à 10 femmes de trouver un métier pour leur vie, c’est pas la même chose.

« De l’oxygène. Un sentiment d’utilité. Et de la fierté »

J’avais la perception que mon métier était compliqué et fait d’incertitude…sauf que j’ai découvert des gens qui travaillent dans un milieu dix fois plus incertain. Notamment parce qu’ils n’ont pas forcément leur budget de l’année suivante alors qu’ils ont déjà tout lancé. Et en attendant de trouver leur budget, ils lancent des choses : des formations, ils recrutent avec une visibilité quasiment nulle, mais complètement confiants. 

Donc l’apport est réciproque finalement, l’aide qu’on apporte à Soraya me fait découvrir qu’on peut avancer et que le monde associatif n’a pas du tout à rougir du monde professionnel : il y a des personnes très compétentes et c’est assez impressionnant.

« (…) le monde associatif n’a pas du tout à rougir du monde professionnel. »

C’est l’occasion de se secouer un peu. Aujourd’hui, on a lancé essentiellement du pilotage.. Mais il y a aussi des actions plus ciblées avec d’autres personnes du groupe GERME, donc à voir comment on va organiser ça aussi. Il y a plein de zones d’adhérence et de regroupement avec des compétences existantes et qui peuvent se déclencher sur des moments assez courts sur des visions un peu de “consultants”. Moi je le lis comme ça dans le sens ou nous dans le privé on fait parfois appel à des consultants quand on est aussi perdus et on s’aperçoit que parfois juste avec le recul ils arrivent à nous sortir de zone d’ombres. 

Que dirais-tu à un manager qui hésite et/ou ne sait pas comment s’engager auprès d’une association ? 

De venir à une soirée découvertes inspirantes *rires* !  Et je dirais surtout que finalement le bilan de charge mentale ou de fatigue que ce type d’engagement pourrait rajouter est positif quoi qu’il en soit. Il y a un tel retour direct et immédiat, à travers la personne en face qu’on a aidé et/ou à travers un projet concret qui se met en place,  que l’effort donné s’annule. Ce retour est généralement beaucoup moins direct et plus dilué dans le monde professionnel. La reconnaissance directe annule la perception de l’effort. Et même en s’investissant 2 ou 4 heures chaque mois, finalement on ne le perçoit pas dans son emploi du temps. Même quand on y va à reculons, à la fin on est jamais déçu d’avoir investi ce temps.

«  La reconnaissance directe annule la perception de l’effort. »

Comment imagines-tu la suite de ce soutien auprès d’IMEIF avec Managers & Territoires ?

Avec Soraya, je pense qu’on ira jusqu’au bout, si elle le veut bien. Nous on a embarqué dans le projet, à notre petite échelle bien sûr mais on veut aller jusqu’au bout, on a même hâte d’aller manger dans le restaurant Shake Mama. Et oui, l’expérience est à renouveler, c’est super intéressant de croiser des gens dans ce genre de projets associatifs et de rééquilibrer la balance. De pouvoir remettre dans nos volumes d’heures travaillées hebdomadaires, de rentrer plus d’heures de ces engagements là, quitte à limiter les heures dans la part professionnelle.

Je souhaite découvrir le témoignage de Soraya 😉

De nouveaux CERCLE en création !

13/10/2022

Alors que le premier CERCLE Mécé’Nantes a officiellement sélectionné les quatre associations avec lesquelles il va mener des actions de mécénat pour l’année 2023, Managers & Territoires lance la création de nouveaux CERCLE ! Vendée, Marseille, Rennes… la promesse de nouvelles synergies entre des collectifs d’entreprises et des associations de leur territoire ! La réunion d’information du CERCLE Vendée aura lieu le lundi 7 novembre à La Roche-sur-Yon de 18h à 20h. Celle du CERCLE Aix-Marseille aura lieu également le 7 novembre en visio-conférence Teams de 18h à 19h30. Pour s’inscrire à l’une des deux réunions : n’hésitez pas à contacter Managers & Territoires ! Pour le CERCLE de Rennes, nous sommes à la recherche de Papillons bénévoles pour fédérer, co-animer et assurer une coordination ainsi qu’un suivi des actions du CERCLE. Contactez-nous pour plus d’informations !